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Réaliser un chemin de fer
L'histoire de Charotte tient en quelques scènes dans ce livre accordéon
Concevoir une mise en page
Amanda a fait coïncider la création de livre d'artiste avec le thème : un élan spontané, sincère et sans prémédidation. Les idées ont tellement fusé qu'elle venait chaque matin avec un concept de livre différent. Hé oui, décider, c'est aussi renoncer et choisir ! lui a rappelé le groupe. Pas question de s'embrigader dans un plan. Amanda a mit l'accent sur l'inévitable banalité de la première conversation. On ne se connait pas et on avance vers l'autre à pas feutrés, en se servant des préjugés comme bouclier. Une conversation insipide et inodore ? Par du tout, on voit bien que vous ne connaissez pas Amanda. En page de couverture des morceaux de cannelle, fixés par un fil de fer doré, encadrent son titre au-dessous de plumes rouges. Ce parfum avait de quoi épicer les désirs de conversation.
Le chemin de fer regroupe le plan de chaque page. On y fixe le contenu, l'emplacement précis du texte et des illustrations ainsi que l'ordre des pages. Deux démarches possibles : celles qui réussissent à prévoir et à organiser leur livre et celles qui préfèrent musarder au fil des pages en gardant à l'esprit l'idée directrice de leur texte.
I.R.T.S : scrapbooking et livres d'artistes (JUIN 2009)
Chaque page représente une action
Placer un texte dans un espace fait partie de ce que l'on appelle la mise en page. Elle détermine la lisibilité et l'attractivité du contenu. Tout d'abord, il est nécessaire de découper son texte en séquences et en actions avant d'imaginer comment rendre la page vivante et expressive. Illustrer une pensée ne consiste pas en une redite de son texte en images. Il s'agit de mettre en scène son texte et de créer pour chaque page une unité de sens, une expression graphique, une présentation séduisante. La succession des pages construit la cohésion et soutient l'idée fondatrice du livre. Un grand nombre de techniques ont été présentées : typographie, calligraphie, peinture (encre, aquarelle, gouche), enluminure, dessin, découpage de photo, papier déchiré, froissé, coloré à l'encre, embellissements divers... Des ouvrages ont été laissés en libre disposition afin de donner des idées.
Amanda a utilisé des pages creuses (enveloppes découpées), dans lequelles sont venues se loger des pages à tirer, histoire de nous rappeler que derrière l'évidence se cache l'humanité toute entière et qu'il suffit parfois aller au-delà du visible pour entrer réellement en communication.
Embellissement : étiquette à sortir d'une enveloppe collée
Nouvel usage du point d'interrogation !
Bien que Florence soit convaincue en début de stage être pourvue de deux mains gauches, elle a réussi à dessiner à main levée des enluminures, dont ce grostesque.